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SECTEUR ASSURANCES

> La digitalisation pour quoi faire ?

> Sensibilisation au « self quantified »

> Études d’impact des objets connectés

> Le deep learning/ big data

> Formation aux technologies IoT

1. Rappel des enjeux

L’assurance depuis sa création est basée sur trois principes :

  • Le caractère aléatoire d’un risque,
  • La mutualisation des risques,
  • L’exploitation des données « mortes ».

Le premier principe est menacé par la puissance de projection de certains algorithmes, qui sont capables, avec une précision horlogère, de prédire un évènement, notamment par recoupement de multiples sources.

Le second principe est lui menacé par l’individualisation des risques. En effet la possibilité, qui est aujourd’hui réelle, de surveiller certains comportements ouvre la voie à une anticipation individuelle de certains risques (santé, conduite automobile,…)

Le troisième principe est menacé par la possibilité voire la nécessité d’exploiter des données « vivantes » issues du « self quantified ».

IL est donc vital pour les assureurs de maitriser les tenants et aboutissants de ces technologies qui vont bouleverser le métier de l’assurance.

L’une des conséquences directes de cette révolution est que l’assureur va devoir travailler de plus en plus sur des données vivantes versus les données mortes qui constituent encore aujourd’hui la base de son « patrimoine informatif ». Cela ne signifie pas pour autant qu’il va devoir abandonner les tera octets de données accumulées depuis des années, mais sans doute les exploiter un peu différemment. Au passage d’adapter dans la foulée très profondément le travail et les méthodes des actuaires.

Si l’on ajoute à ça l’apparition de technologies qui engendrent des problèmes de couverture de risques telles que la voiture autonome, il est, par exemple, pertinent de se demander où se situe la responsabilité en cas d’accident : le constructeur, le propriétaire ?

Cette problématique, réelle, n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Ajoutons à cela les démarches d’aide aux clients du type Chatbot comme Watson (IBM) mis en place depuis quelques jours auprès des clients du Crédit Mutuel et on obtient très concrètement une situation de rupture…

2. Conséquences

On comprend que le socle sur lequel repose l’assurance actuelle est en train de vaciller, car le métier va s’en trouver bouleversé. L’apparition d’assurances affinitaires est une façon de « réinventer » le principe même de la mutualisation : c’est l’Uberisation de l’assurance…

Il s’agit de s’interroger sur les trois paradigmes rappelés en préambule et d’analyser de quelle manière les approches associées à la digitalisation peuvent apporter des solutions. Il est bien ici question d’approches et pas seulement de technologie, car un questionnement sur les processus et plus généralement l’Organisation de l’assurance sera posée.

La notion d’aléas, chère aux assureurs, est de plus en plus menacée car encadrée avec de plus en plus de précision, au point de se questionner sur le caractère véritablement aléatoire. La problématique est que cette précision réclame des moyens humains et techniques conséquents susceptibles d’en interdire l’accès à certaines compagnies. Que devient alors un calcul de tarification face à une telle situation ?

Il ne s’agit pas seulement de transformer les cohortes d’actuaires rompus depuis bien longtemps aux calculs statistiques à des approches plus « modernes » de type « deep learning » par exemple, même si c’est nécessaire et déjà en mouvement chez les assureurs les plus avancés.

Le problème de dé-mutualisation est également préoccupant, car il rompt avec ce principe fondateur où tout le monde paie un peu pour couvrir le risque de quelques-uns.

Si le monde de l’assurance a « digéré » tant bien que mal l’obligation réglementaire issue de l’application de la reforme Européenne Solvabilité II qu’en sera -t–il de ce nouveau challenge ?